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La Parenthèse

De Reflexo

Le Gardien de la vie

En 2019 est né le bracelet anti-rapprochement dit système BAR afin de protéger les victimes contre les violences conjugales.

 

Un vrai dispositif enfin contre la violence, contre la mort faisant respirer la vie.

Un nouveau souffle venant entourer les victimes.

Une loi suivie d’un décret 2020-11612 du 23 septembre 2020 donnant la main en renforçant celle du 28 décembre 2019.

Un dispositif qui est l’accompagnateur contre la peur.

Concrètement quel est ce dispositif ?

C’est un bracelet à la cheville mis à chaque individu reconnu coupable de violence conjugale, c’est un bracelet de géolocalisation afin que la victime soit réellement en sécurité.

Un téléphone anti-danger qui est remis également à chaque victime, la voix d’un appel au secours avec la certitude qu’une autre voix lui répondra.

En 2023 ce sont 4 531 téléphones danger qui ont été remis à des victimes contre 300 en 2019 et 727 en 2020.

Un dispositif qui s’installe dans notre société afin qu’enfin violenter une femme soit vraiment inacceptable !

Une note venant accélérer les procédures avec un renforcement d’effectif notamment au tribunal avec plus de 327 magistrats, 270 greffiers et d’ici 2027 cela représentera plus de 1500.

Ce qui représente plus d’un magistrat par jour. Des magistrats formés afin d’instruire dans le bon sens les dossiers de toutes ces femmes qui ont besoin de justice.

Afin que toutes ces femmes puissent continuer à verser l’encre du courage qu’elles ont eu le jour où elles ont décidé de prendre le stylo de leurs vies et d’écrire avec leur pas « plus jamais ça » qui deviendra j’espère le haut-parleur de toutes celles qui n’ont pas encore poussé la porte d’un commissariat.

 

Les premiers pas de la liberté, la porte de la libération.

Ne pas oublier que chaque pas dans le présent est un pas dans le futur.

L’horizon qui se profile là où il ne se peignait plus

Car semer la violence c’est rétrécir la vie.

 

3 231 est le nombre d’alarmes déclenchées par les victimes en 2023.

Une autre mesure qui a connu sa première ligne également en 2021 qui stipule également que chaque victime doit être informée dès lors que le prévenu sort de détention.

 

Une avancée majeure qui est venue se graver dans le code pénal qui j’espère gravera aussi la réalité de toutes ces femmes et de notre quotidien.

 

Toutes ces mesures sont une femme qui même seule ne l’est plus.

 C’est l’accompagnateur contre la peur, le gardien de la vie.

 

Toutes ces mesures dans l’existence de toutes ces femmes les aideront concrètement à éloigner la peur qui est venue s’installer au fil des années.

Car une femme libérée ne l’est pas totalement c’est un long chemin de reconstruction qui les attend par la suite.

Et cela beaucoup l’oubli.

Car la peur à chaque claquement de porte, à chaque bruit ou la violence est rentrée à exister durant des années façonne.

La violence physique et psychologique détruit.

 

Sans les différents rapports « A vif » ces mesures n’auraient jamais vu le jour.

 

Les droits des femmes s’écrivent.

Malgré mon expérience personnelle où l’injustice n’a fait que sonner.

Je ne peux pas nier, que pour la première fois depuis des années, le ministre de l’Intérieur qui est aujourd’hui le garde des sceaux n’a jamais fait autant accompagné de différents services dans le domaine de la justice en faveur des violences faites contre les femmes.

Il faut parfois regarder plus loin que sa propre ligne.

Espérons que ce doux parfum qui tente de s’installer restera comme un tatouage avec la teinte de la vérité afin que les féminicides ne s’écrivent plus.

Afin que l’encre du sang ne coule plus, cette encre qui ne devrait jamais s’écrire.

Afin que les femmes brillent de leurs sourires et non de larmes.

Afin que notre société, notre environnement respire la tranquillité.

Je rappelle que le nombre de féminicides n’a cessé d’augmenter au fil des années.

Qu’il faut absolument une gomme afin d’enrayer ce fléau et toutes ces mesures en est une.

Afin que les féminicides n’existent plus.

Un quotidien plus serein avec un chemin jonché de fleurs plutôt que de peur.

 

Le temps d’après est de guérir ce dont elles ont subi et de se défaire de cette peur et de comprendre.

Il est important de comprendre d’éloigner cette culpabilité.

Comprendre ne veut pas dire la raison des coups mais d’apprendre son mécanisme qui est la propre réaction face à la violence qui a été quotidienne.

Car ce raisonnement en tant que femme battues, femmes violentées ont le rencontre toutes.

Afin de guérir réellement, guérir des chocs post traumatiques qui sont des chocs répétés à chaque main, chaque poing chaque crie porté, subi.

Afin d’être plus forte !

Car en vivre un ne veut pas dire ne pas en vivre un second sous une autre forme, un autre visage ou sous le même. Les raisons des chocs post- traumatiques sont vastes chaque violence en peut être écrite.

Pour y faire face il est important de comprendre son mécanisme afin de changer son mode de fonctionnement face à n’importe quel visage de la violence.

Se réapproprier l’estime de soi, Refleurir.

Une fois ce chemin emprunté et au bout de celui-ci, nos forces seront enracinées.

 

Ne pas oublier que les cris des femmes raisonnent chaque jour sous les coups, les violences psychologiques.

Les violences psychologiques qui sont des bleus des hématomes de l’intérieur de l’âme qui mettront des années à s’estomper, à s’effacer, à se soigner.

 

Ne pas oublier que les chiffres remis par le ministère de l’intérieur sont des femmes qui ont osé   porter plainte de déposer l’encre du courage en passant la porte d’un commissariat.

Il y’a aussi Toutes ces femmes qui n’ont pas encore osé, il faut absolument que le courage de toutes celles qui se sont écrit soit le haut-parleur de toutes celles qui ne l’ont pas eu encore, afin qu’elles entendent qu’elles ne sont pas toutes seules, un appel à la libération.

Pour que toutes ces femmes se libèrent.

C’est l ’écriture de ses mesures accompagnées de toutes ces femmes qui ont eu le courage qui sont l’encre et les pas de la volonté des années.

Toutes ces mesures sont une main dans l’invisible, une main qui te tient, une main tendue, qui te serre qui te soutient.

 

C’est l’horizon d’une société semée de moins de violence, ce sont les droits des femmes qui s’écrivent.

Il est important que l’horizon soit regardé avec ses mesures afin de comprendre que c’est la voie qu’il faut tracer.

Chaque pas dans le présent est un pas dans le futur et la volonté aussi.

L’encre et les pas du courage qui sont les traits de l’avenir.

C’est comme cela que les traits d’un pays se dessine.

Par les voix, les intentions la volonté et des lois.                                                                                                

 

La Parenthèse

NM

De Reflexo

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